jeudi 21 septembre 2017

A lire ou à relire, Louis de Funès

Aujourd'hui, 27 Janvier nous commémorons le 30ème anniversaire de la disparition de l'un si ce n'est le plus grand comédien et humoriste du Cinéma Français : Monsieur Louis de Funès.
Qui n'a jamais apprécié cet immense artiste au talent indémodable et intemporel ? Qui n'a jamais ri devant ces hilarantes et célibrissimes mimiques qui faisaient de cet artiste toute sa personnalité.
J'ai décidé de consacrer quelques lignes à ce très grand monsieur du Cinéma Français qui a disparu trop tôt au fait d'une gloire immense continue sans cesse à faire sourire et rire petits et grands.
Louis Germain David de Funès de Galarza est né le 31 Juillet 1914 à Courbevoie , troisième enfant de Carlos Luis de Funès de Galarza et Leonor Soto y Réguéra arrivés d'Espagne en 1904. Après une enfance à Villiers sur Marne avec un père absent; Louis après des études secondaires moyennes au Lycée Condorcet entre à l'âge de 16 ans dans la vie professionnelle et commence un apprentissage dans la fourrure. Il sera vite renvoyé faute de bonne discipline.
Il travaille ensuite chez plusieurs fourreurs, exerce successivement différents métiers, mais, à cause de ses renvois systématiques et par lassitude de ses frasques professionnelles, ses parents l’inscrivent en 1932 à l’École technique de photographie et de cinéma, située à deux pas de son domicile, où il choisit la section cinéma. Finalement, il est renvoyé pour incendie volontaire.Commence alors un cycle de périodes de chômage et d’emplois d’où il finit toujours par se faire renvoyer.
Bientôt, Louis commence à se faire engager comme pianiste de bar et rencontre. Il joue dans un grand nombre d’établissements, enchaînant des soirées de douze heures, payé à la coupelle ou touchant un cachet de misère
En 1942, à l’âge de 28 ans, il décide de devenir comédien, et s’inscrit au cours Simon, réussissant son concours d’entrée grâce à une interprétation d’une scène des Fourberies de Scapin, de Moliere. Même s’il n’y fait qu’un court passage, il croise dans le cours d'autres apprentis comédiens, comme Daniel Gélin, qui lui permet de débuter plus tard dans la pièce L'Amant de paille de Marc-Gilbert Sauvajon. En 1945, toujours grâce à Daniel Gélin, que de Funès surnommait « Ma Chance » lorsqu’il le croisait, il débute au cinéma dans La Tentation de Barbizon, de Jean Stelli. Dans le petit rôle du portier du cabaret « Le Paradis », il prononce sa première réplique à l'écran en voyant un client (interprété par Pierre Larquey) qui essaye de passer à travers une porte fermée. L'acteur enchaîne dès lors silhouettes, figurations et petits rôles. Quelquefois, il incarne même plusieurs personnages dans un même film, comme pour Du Guesclin de Bernard de Latour, en 1948, où il tient tour à tour les rôles de mendiant, de chef de bande, d'astrologue et de seigneur. En 1949, il joue dans Pas de week-end pour notre amour, une comédie conçue autour du ténor-vedette de l'époque, Luis Mariano ; de Funès y tient le rôle secondaire du domestique-pianiste du baron 



En 1956, il obtient un début de reconnaissance au cinéma dans La Traversée de Paris, de Claude Autant-Lara, où il joue l’épicier Jambier. Il s’impose avec force face à Jean Gabin et Bourvil, dans une prestation de quelques minutes au cours de laquelle il dessine en quelque sorte son futur personnage : lâche devant « le fort » (Jean Gabin) et colérique devant « le faible » (Bourvil). Même si le film a atteint aujourd’hui le statut de film culte, il connaît à sa sortie un succès public pour son « discours continûment ambivalent20 ». Dès l’année suivante, Maurice Regamey lui offre son premier rôle principal dans Comme un cheveu sur la soupe. Son interprétation d'un compositeur suicidaire vaut à l’acteur le Grand Prix du rire 1957.
L'année 1964 est l'année de sa consécration avec deux grandes comédies : Le Gendarme de Saint Tropez et Fantomas. Dans Fantomas De Funés réussit même le tour de rôle a volé la vedette de Jean Marais. Finit les petit cachets et les heures interminables de travail ; Monsieur de Funès commence a se faire un nom et son comique plait.
Une collaboration avec le réalisateur Jean Girault apparaît dès les années 1960 et se perpétue au cours de douze films dont la saga du gendarme pour ne citer que elle.De 1964 à 1975 Louis De Funés connait ses plus brillantes années de carrière cinématographique avec des partenaires de duos exceptionnels tels que Bourvil et Montand. Pour information Bourvil était prétendu au rôle du film la Folie des Grandeurs mais décédera peu de temps avec la mise en place du projet.
Qui ne se souvient pas de ce duo mythique De Funés-Bourvil dans le Grande Vadrouille ; des scènes cultes qui ne semblent pas vieillir et rappelons le ce faut le plus grand sucés au Box office Français avec 17 Millions de spectateurs détrôné seulement en 2008 par Bienvenu chez les Ch'tis. Malheureusement en 1975 ; il subit une première crise cardiaque, il doit ralentir son rythme de travail. Plus aucun réalisateur ne veut tourner avec lui faute que l'acteur décède pendant le tournage. Un seul réalisateur va vouloir encore de cet acteur : Christian Fechner. De cette collaboration va naître notamment le film l'Aile et la Cuisse qui fera découvrir un nouvel acteur Coluche. D'ailleurs de Funès insistera pour que le nom de son acolyte figure au même titre que le sien sur l'affiche de cinéma.Le dernier film de De Funés sera le Gendarme et les Gendarmettes en 1982 ; Louis de Funès décédera d'une ultime crise cardiaque le 27 Janvier 1983 à Nantes. Son corps sera inhumé dans le petit cimetière du Cellier près de son Château de Clermont qu'il avait acheté avec sa femme.
A Monsieur de Funès merci pour tous ces grands moments de rire et de cinéma !






Arnaud

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire