mercredi 1 mai 2013

Aventures hospitalières



J'ai été absente depuis quelques semaines du blogzine car j'ai eu à subir une opération qui ne s'est pas déroulé exactement comme je le pensais.
J'avais besoin d'extérioriser un peu tout ça alors j'ai écrit un texte assez long pour que mes amis sachent ce que j'avais vécu. Sans doute l'ai-je aussi écrit parce qu'en expulsant ce genre d'aventure on se sent bien mieux après.
Impudique je le suis et je vous l'avais déjà dit et bien je me livre une nouvelle fois sans pudeur.


"Il y a maintenant à peu près deux mois, c'était un samedi soir comme tous les autres. Je papotais tranquillement avec ma meilleure amie Brigitte sur skype lorsque soudain j'ai ressenti une vive douleur qui a commencé dans le dos. Au début je n'y ai pas prêté trop attention. Dans ma famille nous avons un défaut c'est de minimiser les douleurs. Là où d'autres s'effondreraient en pleurant nous nous contentons de nous dire que ça va passer et donc en général nous nous isolons pour mieux affronter la douleur seul.
La douleur du dos s'est subitement accompagnée d'une énorme douleur dans la poitrine, comme si l'on venait de m'enfoncer une épée dans le haut de l'abdomen.
Là, n'y tenant plus j'ai quitté mon amie Brigitte en lui disant que j'avais mal et que j'allais me coucher.
J'ai éteint l'ordi, j'ai tenté de m'allonger pour tenter de canaliser la douleur. Je ne suis jamais parvenue à prendre une position confortable, pire la douleur allait en s'intensifiant au point que je me suis mise à pleurer dans le silence de ma chambre. Je priais pour que la douleur veuille bien me laisser tranquille. Ma sœur était couchée, je ne voulais pas l'embêter avec quelque chose qu'elle n'aurait pu régler. Je préférais la savoir endormie et tranquille. Il était plus de minuit et l'idée m'a effleurée l'esprit de me rendre seule aux urgences tellement je souffrais. J'hésitais entre prendre le volant et appeler le samu et puis soudain la situation m'est apparue incongrue. J'ai eu peur de me ridiculiser en allant aux urgences. Toujours dans le même état d'esprit que pour moi les urgences c'est vraiment pour ceux qui ont eu un accident de la route, une jambe brisée ou quelqu'un dont l'os sortirait sanguinolent de la jambe ou du bras. Les exemples de résistance à la douleur dans ma famille sont tellement ancrés en moi que je ne pouvais envisager à cet instant que ce que j'avais pouvait s'avérer grave.
J'ai passé la nuit comme j'ai pu, dans la douleur et l'inconfort. J'ai commencé à claquer des dents, puis à avoir chaud. J'avais tellement mal que je n'ai plus rien avalé, pas même une goutte d'eau. Le dimanche ma sœur s'est levée comme à son habitude très tôt et moi pas en forme du tout je n'ai pas osé l'appeler.
Vers midi elle m'a appelée pour le déjeuner...elle avait fait des frites maison...quand on connait le goût si délicieux de ses frites on comprendra que là j'étais vraiment malade. J'ai émis un gémissement disant que je n'en voulais pas. Elle est alors montée dans ma chambre et m'a trouvée très mal en point. Elle m'a demandé si je voulais qu'elle m'emmène aux urgences et j'ai dit non ça va aller, t'inquiète demain il n'y paraitra plus.
Le lendemain, elle est partie travailler, le matin j'allais toujours aussi mal alors j'ai téléphoné à mon médecin, me suis vue un peu rabrouer par un secrétariat un peu revêche et qui m'a proposé que mon médecin me rappelle le soir. J'ai acquiescé me demandant comment j'allais pouvoir tenir jusque là.
En début d'après midi j'ai commencé à aller un peu mieux. La douleur était présente mais plus diffuse, moins épi-centrée...quel soulagement le soir d'entendre la voix douce de mon médecin. Il est adorable et me connait super bien. Quand je lui ai expliqué mes symptômes il m'a enjoint à aller aux urgences, je lui ai dit que ça allait mieux et que j'aurais l'air ridicule aux urgences. Connaissant mon entêtement (familial), il m'a alors laissé le choix. Soit aller aux urgences dès ce soir là soit passer à son cabinet le lendemain matin pour qu'il me donne un scanner à effectuer. J'ai choisi de me rendre à son cabinet.
Le lendemain, fidèle à elle même, Brigitte a décidé de m'emmener. J'avais préparé un sac avec des affaires pour le coup où je serais obligée d'entrer à l’hôpital.
J'ai demandé à Brigitte de m'accompagner chez mon docteur. Il m'a auscultée et au vu de la palpation a craint l'espace d'un moment que je ne sois en train de faire un anévrisme aortique.
Il m'a donné une lettre pour faire un scanner et m'a demandé de me rendre aux urgences.
Arrivées, là bas j'ai rapidement quitté Brigitte et on m'a installée dans une salle de déchocage avec deux autres patients. J'ai vu débarquer une cohorte de docteurs et d'internes, intrigués de tenir peut être un anévrisme aortique. Je me suis vraiment sentie « bête de curiosité », le médecin urgentiste m'a alors fait les palpations d'usage et a ensuite utilisé un appareil portatif pour faire des radios. Il donnait son premier diagnostic aux internes comme si je n'étais pas plus que de la chair sans conscience sur le brancard qui me meurtrissait les fesses...
Il a parlé de ma vésicule biliaire en disant que c'était probablement la cause, écartant l'anévrisme. J'avais déjà des « branchements » qui laissèrent sur ma peau de larges ecchymoses. Les fameuses perfusion que je redoute toujours plus ou moins...mes veines étant aussi un héritage familial, elles ne veulent pas se soumettre aux aiguilles et roulent jusqu'à éclater.
J'ai alors expérimenté le papy qui est en train de mourir pas loin de moi...(et oui dans une salle avec des cas sérieux) et ensuite j'ai fait l'expérience du scanner avec injection de produit chauffant dans le sang....curieuse expérimentation que celle ci.
J'ai passé une bonne partie de la journée aux urgences pour finalement me voir dire que c'était une crise de lithiases (comprenez une crise liée aux calculs dans ma vésicule), le médecin urgentiste m'a alors exhortée à revenir en cas de nouvelle crise et m'a laissé repartir avec un médicament nommé tramadol...un analgésique qui agit sur le même type de récepteur que la morphine.
A partir de cette crise, les douleurs ne me quitteront plus. Même si elles apparaissent extrêmement douces entre deux crises.
J'ai ensuite fait une deuxième crise qui m'a parue beaucoup moins pénible et forte mais qui m'a encore une fois clouée au lit peut être quinze jours après la première. Bien sur vous aurez largement deviné que l'entêtée que je suis n'a pas tenue à se rendre aux urgences pour qu'on la charcute...enfin mon médecin m'envoya malgré tout consulter un chirurgien afin que l'on me retire cette fameuse vésicule un peu douloureuse.
Malgré les encouragements de mon médecin me disant que ce ne serait pas plus douloureux que pour la pose ou l'ablation de mon anneau, je n'ai pas souhaité y aller le plus vite possible.
J'ai vu en consultation le chirurgien, un être adorable, je n'ai jamais vu quelqu'un du corps médical qui soit si rassurant et doux. Nous avons donc programmé mon intervention. Il m'assura que j'allais entrer un mardi, être opérée le mercredi et sortir le jeudi. C'est une opération extrêmement courante que l'ablation d'une vésicule.
Pourtant dès lors que je sus que j'allais subir cette opération une sourde angoisse m'étreignit.
Je redoutais cette intervention mais je ne pouvais expliquer à quiconque pourquoi...
Je craignais deux moments particuliers, le moment où on se retrouve sur la table d'opération dans le froid et où l’anesthésiste nous dit attention je pique vous aller faire un gros dodo et le moment où l'on se réveille dans une salle où l'on ne comprend pas bien ce que l'on fait là.
Bien sur j'évitais de penser à l'intervention elle même. Après tout imaginer que pendant un temps infini je ne suis rien d'autre qu'un corps sur lequel on fait ce que l'on veut sans que je puisse rien dire m'effrayait tout autant.
Après ma deuxième crise je ne mangeais presque plus, craignant toujours d'en provoquer une autre et puis...et puis (ben oui il fallait bien un « et puis »)...ma sœur quand elle me sait malade a tendance à vouloir me faire plaisir...et là elle fit un plat un samedi soir qui était si succulent que je n'ai pas réussi à me restreindre. J'ai « oublié » l'espace d'un moment que j'étais malade.
Dès la fin du repas j'ai su que j'allais « morfler » grave !
Le dimanche je travaillais et j'y suis allée tout de même en sachant très bien que la crise pouvait intervenir d'un moment à l'autre. J'ai tenu tant que j'ai pu et en fin de journée de travail je me suis interrogée sur la façon dont j'allais rentrer chez moi sans encombre tellement j'avais mal.
Un instant je me suis dit qu'il fallait que cette fois je ne rigole pas et que j'aille aux urgences et puis je me suis dit « je suis opérée dans une semaine alors je peux encore tenir jusque là »...
J'ai passé une semaine dans l'angoisse de cette future opération...je ne sais pas pourquoi mais mon instinct me disait que cela ne serait pas aussi simple que ça. J'avais même envisagé de laisser derrière moi une lettre testament en faveur de ma sœur Nelly pour le cas où quelque chose de très grave m'arriverait. Et puis au dernier moment je ne l'ai pas fait sans doute par superstition...j'imaginais que n'ayant pas laisser de consignes en faveur de ma sœur je serais dans l'obligation de revenir en bonne santé ( et oui ! Jusqu'où va se loger la logique enfiévrée d'un être apeuré lol)
Le mardi de mon hospitalisation est finalement vite arrivé. J'ai préparé ma valise et Brigitte est venue me chercher. La soirée s'est déroulé sans trop de heurt, j'avais toujours cette sourde angoisse en moi. L’anesthésiste m'avait dit qu'elle me ferait prescrire un anxiolytique pour que je puisse dormir sereinement. Finalement cet anxiolytique n'est jamais parvenu jusqu'à moi et j'ai pensé alors que le destin avait décidé qu'il me fallait affronter cette épreuve en étant consciente de tout.
Après un sommeil plus ou moins agité, je me suis préparée lentement et psychologiquement. L'opération était prévue pour 11H15, de quoi longuement cogité quand on est levé à 6h du matin.
J'ai allumé la télé, histoire de fixer mon attention sur autre chose. 11H15 arriva et rien ne se produisit...j'attendis donc. Vers 12H un brancardier est venu me chercher, en moi c'était le tumulte...l'un des moments que je redoutais le plus était arrivé. Le vent qui court dans les cheveux à la vitesse où l'on est poussé dans ce lit qui paraît encore un peu douillet tant que rien ne s'est produit.
Ensuite il y a des lieux de transition, le brancardier et son regard bienveillant disparaissent et une autre personne me pousse dans un couloir donnant sur les différentes salles d'opération.
Quelques minutes d'attente au cours desquelles le cerveau fonctionne à toute allure...la peur m'étreint mais je sais qu'elle n'évitera pas le danger, j'essaie de me détendre. Je pense que dans peu de temps je ne serais qu'un poids et j'essaie d'éviter de penser à tout ce que l'on me fera...
L'anesthésiste s'approche, il me dit « le marchand de sable est passé je suis l'anesthésiste ! », un infirmier se présente aussi et puis ils ouvrent la salle d'opération. C'est la même que lorsque l'on m'a retiré mon anneau il y a de cela quelques années. La trace de sang au plafond qui m'avait tant marquée y est toujours...à cette crainte se mêle un sentiment de honte. Il me faut me mouvoir seule, c'est difficile avec ce corps si lourd. Ils me demandent de passer de mon lit douillet à la minuscule table d'opération qui ne recueillera pas la totalité de mon corps. Il faut que je mette les pieds dans des espaces de jambières en métal recouvertes de plastique matelassé. L'infirmier mesure peut être mon mal être il me recouvre d'un champs opératoire vert. J'ai peur...dans ma tête c'est tout mon être qui tremble de cette peur...en réalité je ne laisse rien voir.
L'anesthésiste a du mal à poser la perfusion mais finalement il me prévient qu'il injecte le produit.
Je me réveille soudain et j'ai très mal. Ce que je redoutais est arrivé mais en pire. Je tente de toucher mon ventre et je sens des tas de choses, je me sens entravée.
Quelqu'un arrive près de moi et me dit «restez tranquille on vous a posé une lame ! » Une lame ??? Une LAME ??? et là mon cerveau de nouveau fonctionne à toute allure, j'imagine un truc métallique en moi qui n'hésitera pas à me couper à l'intérieur au moindre de mes mouvements.
La voix poursuit : « on a été obligés de vous faire une « laparo » ». J'essaie de comprendre...j'émets un son qui ressemble à « on m'a fait quoi ?  Qu'est ce qui s'est passé ? » et là la voix continue « l'opération a été plus compliquée que prévue mais le chirurgien vous expliquera tout ça ».
On me dit qu'on va me ramener dans ma chambre. Je constate que je suis dans mon lit, je souffre atrocement. Lorsque le brancardier est sur le point de me quitter une fois dans ma chambre je lui demande quelle heure il est. Il me répond 5H. 17H ! m'écriais-je ! Il sourit, me répond « eh oui ! » et s'en va.
Je me sens attachée de partout. J'ai une pompe à morphine d'un côté qui rejoint un drain qui s'enfonce au centre de mon torse. Le drain de kehr (j'apprendrai bien plus tard de quoi il s'agit) évacue la bile vers une grosse poche qu'il me faudra trainer très longtemps...
Je sens un très long pansement sur la quasi totalité de mon ventre un peu en transversal (ça aussi je le verrai plus tard mais l'ouverture que l'on m'a fait a nécessité 30 agrafes).
Sur le côté droit j'ai la plaie qui me fait le plus mal...c'est la fameuse lame avec une petite poche plaquée sur ma peau.
Enfin d'autres ouvertures plus petites avec 4 et 2 agrafes finissent de me faire ressembler à la version féminine de Frankeinstein.
Je ne pourrais pas vous dire à quel point je souffre, j'ai juste envie de pleurer...moi qui d'ordinaire encaisse plutôt bien la douleur, je me sens impuissante et démunie.
Je me sens au tout début incapable du moindre mouvement. Je m'aperçois que la perfusion a été déplacée. Elle est à présent du côté droit et placé au creux de mon poignet. Chaque mouvement de ma main semble enfoncer plus loin l'aiguille de la « perf »...c'est une douleur certes moins intense que le reste mais c'est quasiment permanent.
La perfusion placée à cet endroit, je le sais, va non seulement me faire très mal mais va aussi m'handicaper.
Le personnel est très peu présent pour moi et quand il l'est c'est un masque sans un seul sourire.
Le téléphone est à l'autre bout de la pièce, côté droit, il n'arrête pas de sonner...ce qui me réveille sans cesse. Au début j'ai bien essayé de répondre. Je sais que peu de personnes ont ce numéro et que ce sont mes proches. Ils doivent s'inquiéter que je ne leur ai pas encore donner de mes nouvelles. Mais le téléphone reste inexorablement hors d'atteinte.
J'essaie de dormir un maximum pour oublier ma douleur...je prie le ciel, j'appelle maman pour qu'elle me vienne en aide. Je pense à mon toutou...j'aimerais tant qu'il soit là. J'ai besoin de l'amour de quelqu'un pour m'en sortir.
Mon corps lourd commence à me faire mal. J'ai très mal dans le dos...je ne peux rien faire pour me redresser. Chaque fois que je tente d'utiliser la potence, la perfusion entre dans mon poignet et je n'ai aucune force, d'affreuses douleurs au côté droit m'obligent à rester là où je suis.
Le personnel soignant me regarde indifférent me débattre avec ma position. Les rares fois où je leur demande de m'aider je sens qu'ils ne veulent pas par crainte de se faire mal au dos.
Je décide de souffrir en silence.
Je pense beaucoup à mon amie Charlotte et au fait que je ne pourrais pas être à ses côtés dans le deuil qui l'attriste.
Brigitte vient me voir...c'est la seule personne qui peut venir à mon aide. Je sais que je peux tout lui dire. J'exprime ma souffrance. Je sais pourtant qu'elle ne pourra rien faire pour moi physiquement...mais je me sens si seule...
La seule autre présence qui m'apporte du réconfort c'est lors de la visite du chirurgien, il s'assoit sur mon lit me dit « eh bien vous m'avez donné du travail !, ce n'était pas une mince affaire ! » « Vous deviez vraiment souffrir », il m'explique que les calculs avaient migré dans le cholédoque et qu'ils y étaient coincés, qu'il y avait une grosse inflammation. Tout de suite il m'a aussi expliqué que je ne sortirai pas le jeudi comme prévu. Il va me falloir beaucoup de patience...
Le chirurgien semble être le seul qui reconnaît ma souffrance. Cela me fait du bien...je sais que je ne suis pas douillette et se l'entendre dire par un médecin c'est inestimable.
Ce jeudi justement, donc lendemain de l'opération, une aide-soignante arrive avec un aide-soignant, d'emblée elle me dit : ah mais il va falloir vous lever, vous n'allez pas rester au lit comme ça tout le temps. Moi qui suis perdue dans mon monde de douleur je la regarde comme si elle était complètement cinglée...Elle ajoute : « vous allez faire une phlébite sinon ». J'essaie de me relever avec difficulté sans y parvenir. Je leur exprime ma souffrance atroce. Mon ventre me lance comme si on m'avait forcée à faire 1000000 abdos...je n'arrive pas à soulever mes jambes, je ne parviens pas à m'aider de la potence. Au début tous les deux me regardent d'un air dubitatif comme si je simulais.
Je leur dis que j'ai trop mal qu'il me faut de l'aide. L'aide-soignante me dit non mais vous avez eu une coelioscopie alors ce n'est rien. Je lui dis que non. Que l'opération a été convertie en laparotomie. Elle insiste insinuant que je raconte n'importe quoi et que je devrais arrêter de me plaindre. Je lui montre alors mon ventre en lui disant que je sais encore ce que j'ai eu...
Là, elle consent enfin à m'aider à sortir du lit...avec l'aide de l'aide-soignant qui se charge de transporter les drains, perf et autres trucs à trainer...
Sous l'effort et la douleur je ferme un peu les yeux...j'ai si mal. Je l'entends alors me dire : « Ouvrez les yeux ! Ouvrez les yeux sinon je vous mets deux baffes » et l'autre qui reprend derrière « ah oui ses baffes elles sont radicales ! ». J'ai ouvert grand les yeux, non pas pour lui obéir mollement mais avec dans le regard suffisamment de menace...aussi faible que j'étais je ne pouvais admettre que l'on me dise ce genre de chose...je lui ai simplement répliqué que si elle osait elle pouvait s'attendre à ce que je lui rende.
Après m'avoir installée dans la salle de bain pour que je me lave seule...je ne vous raconte même pas la galère avec tous ces branchements...Elle a tenu à tout prix à m'installer dans le fauteuil. Je tremblais de tous mes membres tellement j'avais mal.
Je n'ai pas pu résister à plus de 5 minutes assise. C'était trop insupportable...
J'ai regagné avec difficulté mon lit je voulais m'allonger et puis je suis restée bloquée après m'être assise non sans difficulté...impossible pour moi de décoller mes jambes du sol...trop lourdes et les tiraillements dans le ventre trop fort...j'enrageais intérieurement d'être à ce point démunie.
Que faire à présent ? Je me suis contrainte à utiliser la sonnette et j'ai quémandé de l'aide pour qu'on m'aide à soulever mes jambes...tout le reste de la journée je l'ai passé au lit pour ne plus avoir à m'humilier ainsi. Les mercredi et jeudi furent deux journées atrocement douloureuses.
A la douleur physique se mêlait la douleur psychologique. Il me fallait endurer la situation. Les heures parurent devenir des jours entiers. J'ai conscience, à présent que j'ai le recul nécessaire, que pour les autres c'est difficile à comprendre qu'on ne puisse pas prendre son mal en patience.
Du mardi au vendredi je n'ai pas eu le droit de boire ou manger...bien sur les nutriments m'étaient fournis par ma perfusion adorée...j'attendais avec impatience le moment de me laver les dents pour enfin retrouver cette sensation d'humidité rafraichissante dans ma bouche.
Pendant mon immobilisation beaucoup de souvenirs sont remontés à ma mémoire...ils concernaient tous maman. Je l'ai tant et tant accompagnée à l’hôpital au cours des dernières années de sa vie. J'avais mal pour elle et tout ce qu'elle a eu à subir. Curieusement ce sont ces souvenirs pénibles qui m'empêchaient de sombrer totalement. Je me souvenais de sa force. Je me disais qu'elle était sans doute à mes côtés à son tour dans ma chambre d'hôpital et que si c'était le cas elle ne pouvait que me tenir la main.
Je déprimais chaque jour de plus en plus...
Il y eut un autre événement qui m'a également marqué. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un infirmier vint dans ma chambre pour relever la quantité de bile qui s'écoulait dans mon drain et il me posa des médicaments sur la petite tablette. J'étais toujours entravée avec la perfusion et tous mes « autres branchements » et je ne parvenais pas à me relever. Mes jambes étaient toujours aussi lourde...et mon corps aussi...pour un peu j'aurais presqu'enfin compris les paroles de Johnny Hallyday « mon corps comme un cheval mort »...lol...je lui ai demandé si il accepterait de m'aider, il me regarda avec ahurissement et me dit « non mais je ne vais pas vous porter non plus »...au plus mal que j'étais je me suis alors fait la promesse que c'était la dernière fois que sollicitait leur aide.
Je me promis que dès le lendemain quoi qu'il m'en coute physiquement je ferai tout toute seule.
Je lui ai répondu à mon tour aussi sèchement qu'il m'avait fait cette réflexion : « Oui ben cassez vous, je vais me démerder seule ! »
Fébrile, après son départ un peu précipité et en silence de ma chambre j'ai réussi à m'asseoir seule au bord de mon lit et avec toutes les peines du monde je réussis à m'allonger de nouveau.
Le vendredi lorsque l'équipe m'éveilla à 6h, je me mis debout après leur départ et je fis ma toilette seule.
Ce que cela m'a couté physiquement, moi seule le sais mais ma fierté, quant à elle, grâce à cela est intacte.
Après cela plus jamais je ne m'abaissais à demander la moindre aide de leur part. Ce jour là j'ai le droit de boire à nouveau et même au bouillon (c'est là que j'ai commencé à comprendre que les repas allaient être le prochain point sombre de mon séjour dans cette clinique).
Brigitte passa comme chaque jour, chaque fois qu'elle était là je pouvais craquer et je lui racontais ce que je vivais. Ma perfusion continuait à me faire mal...mais il n'était pas prévu qu'on me l'enlève. Un des infirmiers qui m'avaient aidé l'un des premiers jours bien contre son gré entra. Ma perfusion ne fonctionnait plus, il y avait des bulles d'air. Il prit une paire de ciseaux spéciaux et commença à chasser les bulles en direction de mon poignée. D'autres infirmières avant lui avaient usé du même stratagème pour faire en sorte que le produit coule de nouveau mais là ça me fait un mal de chien. Je lui fis donc part de la petite douleur ressentit et lui me répondit « mais non ça ne fait pas mal »...c'est dingue dans cette clinique combien le personnel soignant savait à ma place ce que je pouvais ressentir. Je n'ai pu m'empêcher de répliquer « c'est sur que tant que ce n'est pas sur nous même ça ne fait pas mal ! » (ouais limite je serais devenue la patiente un peu revêche tellement leurs méthodes et manque d'empathie me faisaient bondir).
Il faut dire aussi qu'à un moment donné Brigitte a été dans l'obligation d'aller demander qu'on me donne des calmants contre la douleur car très vite je n'ai plus rien reçu.
Peut être y étais je pour quelque chose....je m'interroge là dessus encore.
Quand elles passaient les infirmières me demandaient toujours si j'avais mal. Je répondais oui...(bien sur que j'ai mal j'ai un truc enfoncé dans le côté droit qui ma lacère le ventre...non mais franchement) et là elles demandaient « sur une échelle de 0 à 10 à combien l'estimez vous ? »
La première fois j'avais tellement mal que j'ai eu l'envie de crier 9 ! Mais très vite mon esprit a tenté d'être pragmatique. Je me disais et si tu étais brulée vive ou bien si on t'avait arraché un membre la douleur serait sans doute plus grande alors je répondais 6 ou 7 avec raison je pense.
Je trouvais que c'était tellement subjectif cette échelle de la douleur...d'ailleurs quelques jours plus tard j'entendis une dame dans une chambre voisine annonçait qu'elle avait mal à un niveau 8...Waouw ! J'imagine qu'elle a eu plus d'anti-douleurs que je n'en ai eu.
Peut être si j'avais dit avoir mal au niveau 9 de cette échelle aurais je eu plus d'analgésique.
Finalement assez rapidement je n'ai plus pris de calmants. J'avais mal mais c'était devenu modéré...enfin pour moi.
Cependant je n'arrêtais pas de pleurer...je me sentais si seule...très souvent je pensais à mon toutou qui est parti rejoindre maman le 1er janvier. Il me manque chaque jour mais curieusement il me manquait plus encore à l'hopital...
Le samedi je parvins à surprendre le chirurgien car j'étais enfin debout, j'avais eu si mal dans le dos pendant 3 jours...mal dans le dos, mal dans les fesses...j'étais contente de pouvoir enfin tenir dans le fauteuil. Le docteur me dit « ah mais elle est déjà débout cette dame » comme si c'était un exploit. Je ne sais plus si c'est le même jour qu'il me dit en inspectant ma cicatrice de laparotomie « vous n'avez même pas fait d'abcès je suis fier de vous ! Toutes mes félicitations ! Ponctua-t-il » Et là j'émis un petit rire...je pensais qu'il me taquinait...mais en fait non ce n'était semble-t-il pas de l'humour. J'en ai ri avec Brigitte le soir. Parce que c'était tellement incongrue qu'il me dise ça...comme si il était d'usage en fait de faire des abcès...à bien y réfléchir ça faisait peur ses dires ^^ lol
Le samedi, fini le bouillon de légume insipide, place au potage de légumes et aux biscottes !
Quand vous n'avez rien mangé depuis le mardi je peux vous dire que vous accueillez ça comme si c'était le met le plus délicieux que vous n'avez jamais mangé !
Ce jour là, c'était le jour bonheur car je vis apparaître ma sœur Nelly, mon frère Dominique et sa femme. J'ai ressenti une vive émotion...il y avait donc des personnes sur terre qui m'aimaient suffisamment pour se déplacer pour moi. De la part de ma sœur c'était un exploit car elle hait les hopitaux et n'accompagnait jamais maman d'ailleurs pour cette raison. Ils m'avaient apporté de la boisson, un livre et surtout tout leur amour.
J'étais heureuse...je pensais ne voir personne. Brigitte travaillait et je lui avait dit de ne pas s'embêter après son travail.
Ma sœur, mon frère et ma belle-soeur sont restés avec moi une bonne partie de l'après midi. Cela m'a mis du baume au cœur.
Finalement Brigitte aussi est passée après son travail...quand elle m'a vue debout elle a cédé à son émotion. Je crois que je lui avais vraiment fait de la peine à être aussi mal en point. Pour moi son affection n'est pas une surprise mais je suis toujours émue de voir à quel point elle m'entoure de cette amitié si vraie.
Le dimanche, j'eus droit à des pâtes ! Waouw là c'est bizance ! Et toujours les biscottes...tiens ils y tiennent mais c'est tellement bon que je n'en laisse pas une miette.
Ce jour là c'est mon ami Laurent, le photographe qui me rend visite...je l'adore Laurent, nous avons l'habitude de manger ensemble au chinois. Alors nous nous racontons les bonnes choses que nous mangerons de nouveau ensemble à l'avenir.
Curieusement depuis que deux jours le plat qui me fait terriblement envie et dont je rêve en bavant presque ce sont les nuggets de poulet de Mac'Do...Laurent me taquine un peu avec ça.
La journée passe un peu plus vite grâce à sa présence.
Lundi arrive et avec lui une bonne nouvelle...on va enfin me retirer la lame, tant mieux la poche me gratte de plus en plus...
La veille déjà le chirurgien lui même a tiré un peu dessus. J'ai regardé, curieuse comme je suis. J'ai vu que l'installation est plutôt rudimentaire et il y a une épingle à nourrice qui maintient ensemble un drain et une lame ondulée en plastique ce qui lui confère une certaine souplesse. Je me demande quelle en est la longueur mais je ne demande rien.
Lundi, l'infirmière me demande de me mettre au lit pour retirer la lame...je redoute cet instant, je me dis que ça doit faire mal. Finalement non, au contraire c'est un vrai soulagement. Je regarde le long élément plastique sortir de mon corps et voyant que cela fait une petit vingtaine de centimètres je me dis qu'effectivement ça explique pourquoi j'avais tellement mal. Je me sens un peu moins entravée, un peu plus libre aussi...
Plus de perfusion, plus de lame...
Ce lundi le chirurgien me laisse entendre que si tout va bien on me laissera sortir mercredi après une radio faite à partir du drain de kehr. Mon moral prend son envol et j'y crois de plus en plus. Je me vois déjà chez moi...dans mon petit univers. J'y serai seule aussi mais j'y serai heureuse.
Ce lundi une collègue vient me voir, c'est Martine. Je suis étonnée mais en même temps très heureuse de la voir. Cela me fait du bien de pouvoir parler et d'entendre parler.
Je me dis que c'est dans ce type d'expérience que l'on reconnaît ses véritables amis. Elle n'était absolument pas obligée de venir à mon chevet.
Sa bonne humeur et son joli sourire me font plaisir.
Mardi c'est une autre collègue et amie qui vient, c'est Claudine, sa chaleur réunionnaise, sa bonne humeur, sa sympathie. Je suis à nouveau touchée en plein cœur. Elle m'a apporté des petits présents alimentaires.
Alimentairement parlant je me sens dépérir...tout est dégueu et les sempiternelles biscottes commencent à me donner la nausée. A moins que ce ne soit les antibiotiques qu'on me donne aléatoirement...ah oui ça aussi c'était trop amusant. On ne m'administrait jamais les bons médicaments ou bien les mêmes et la communication entre les différentes équipes semblait laborieuse.
Le fameux Xanax que je devais avoir le mardi on voudra me le donner le mardi d'après...du grand n'importe quoi. Les antibiotiques étaient donné une fois sur deux. Je ne les réclamais pas car ils me donnaient la nausée.
Ma sœur reviendra par 2 ou 3 fois après son travail si harassant, elle fait l'effort pour m'apporter du linge propre et me laver mon linge...je n'avais pas prévu de rester si longtemps à la base. Elle m'apportera d'ailleurs 2 bouquins supplémentaires. Je les dévorais en une journée...ça aussi cela m'a beaucoup aidée.
Le mercredi arriva enfin et avec lui la déception...la radio de contrôle dans le drain de Kehr est faite mais malheureusement je ne sortirai pas ce jour là.
C'est le plus gros coup de massue que j'ai reçu finalement. J'ai commencé à déprimer grave. On m'avait dit que je serai débarrassée de la poche de bile que je dois trainer avec moi partout...au lieu de ça je vais devoir la conserver accrochée à différentes hauteurs les jours suivants pour voir si il n'y a pas de fuite au niveau de mon système digestif...
Au plus profond de ma déprime je pense que rien ni personne ne m'attend à la maison. Je n'ai aucune motivation pour me battre encore. Je ressens le vide de ma vie. Pas d'amour amoureux, nul amoureux qui s'inquiétera de ce qu'il m'advient...personne pour me sentir protégée et me dire guéris vite je t'attends.
A nouveau je pense à maman et à mon toutou...je me dis que s'ils étaient toujours en vie j'aurais eu des motivations pour demander à sortir vite...là je ne peux qu'accepter cette condition de malade.
Il me faut rester à la clinique pour mon bien mais ce bien être physique me coute moralement.
Ma sœur, Brigitte et Martine s'inquiéteront beaucoup pour moi. Martine reviendra me voir le jeudi. Nelly aussi et Brigitte vient même avec les fameux nuggets tant rêvés pour me remonter le moral.
La nourriture me dégoute...je n'en peux plus...

Je m'étourdis de mes lectures pour ne plus penser à rien.
Vendredi arrive vite finalement et normalement je sors samedi...j'ai encore de gros coup de blues...
Il est midi et j'ai pour la première fois du riz à manger...le riz me manquait trop.
Soudain j'entends frapper...j'ai pris l'habitude de ne pas dire « entrez ! » puisque de toute façon les gens entrent sans autorisation. Et là une tête apparaît et je crois rêver...ma Bella est là ! Ma MDC ! Ma petite Valérie...
C'est une amie que j'ai connu grâce à internet et qui me connait bien.
Elle est venue, a fait un détour pour venir me voir et me soutenir. J'ai été submergée par l'émotion, saisie par la joie de la revoir et de lui faire un bisou.
Je l'adore tellement ! Elle me fait rire toujours...
Je les remercie elle et son chéri, d'avoir pris la peine de venir, de m'avoir apporté bien plus que des petites douceurs caramélisées, de m'avoir apporté leur amitié et leur affection et de l'avoir laissé comme une grosse boule de chaleur dans mon cœur.
Le samedi arriva vite ensuite et je vis arriver non pas le chirurgien qui m'a opérée mais mon chirurgien de l'anneau et de l'ablation de l'anneau. Il me dit « Qu'est -ce que vous faites là ? » presque sur un ton un peu mondain...alors j'ai répondu au premier degré « on m'a enlevé la vésicule biliaire ! » lol
Il me répondit « oui je sais bien...mais pourquoi ne m'avez vous pas demandé de vous opérer »...ce à quoi je répondis « j'ai pris le premier rendez vous des deux chirurgiens que vous êtes. Je n'ai pas choisi entre l'un ou l'autre »...il me conseilla de prendre beaucoup de repos.
L'infirmière repassa un peu plus tard dans la matinée, ma valise était prête, la chambre ne gardait plus aucune trace de moi déjà.
Elle me fit installer sur le lit pour la dernière fois, retira enfin la poche de bile, clampa mon drain et refit mes pansements de ma profonde plaie sur le côté droit, et enfin retira une agrafe sur deux de ma longue cicatrice. Je repartis de l'hôpital avec un arrêt de travail, des prescriptions médicales et un au revoir laconique.
Les soins se poursuivent à la maison...une infirmière vient chaque jour et j'espère être vite arrivée au 6 mai date à laquelle je revois le chirurgien pour qu'il m'enlève enfin le drain de Kehr, après cela il ne restera qu'à cicatriser pleinement. Mon corps portera à tout jamais les stigmates de cette douloureuse expérience. Ma mémoire fera sans doute bien les choses et j’oublierai très très vite à quel point j'ai souffert.:D"


Natalouschka




6 commentaires:

  1. ça fait deux fois que je lis ton témoignage... c'est inadmissible le comportement du personnel soignant dans cette clinique!
    je suis contente que tu ailles mieux après toutes ces épreuves...
    je t'embrasse fort

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  2. Bonjour,
    Je m’appelle Élodie et j'ai 23 ans
    J'ai atterrie par hasard sur ce blog...
    Je suis aussi ronde et j'ai du mal a m assumée physiquement.
    Je lu avec attention ce témoignage qui ma complètement bouleversée! (je n'aime pas lire un long paragraphe en générale ^^)
    J'ai connue aussi un peu cette situation, surtout au niveau du comportement du personnel et aussi aux douleurs que je garder pour moi. J'avais 9 ans à l'époque.
    Mais je dois avouer que tu es énormément courageuse, tu es un exemple incroyable de femme forte!
    Ces derniers mois ont été durs pour moi moralement et pour le coup ça me redonne du courage et de la force... pour affronter toutes les épreuves de la vie...
    Je n'ai plus qu'un mot a ajouté.

    Merci :')

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  3. Tout d'abord un gros bisous Charlotte.

    Ensuite je tenais à t'écrire ces quelques mots Elodie. Désolée pour le très long paragraphe...lol
    Et j'ai été infiniment touchée par ton gentil message ici. Assumer un corps que l'on n'a pas choisi n'est jamais simple. Mais de ce que je lis de toi ici je suis sure que tu es une magnifique personne dans tous les sens du terme.
    Je tiens à te dire que ma porte t'est ouverte si tu as besoin de parler. Et si tu as un facebook tu pourras me contacter ici: https://www.facebook.com/natalouschka
    Sois fière de celle que tu es.
    Je t'embrasse Elodie et suis désolée que tu aies à vivre des moments pas faciles.

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  4. Bonjour,

    Je te dis bravo pour ton courage et en effet tu peux être fière de toi, il faut vraiment avoir une force en soit pour faire face à la douleur et au quotidien insupportable de l’hôpital.
    J'ai connu cet irrespect, ce manque de soin et d'empathie envers les personnes malades à travers l'hospitalisation de ma mère...
    J'ai aussi eut une ablation de la vésicule, l'opération s'est très bien passée je suis sortie le lendemain (j'ai eut l'opération avec les 3 trous) cependant moi j'ai eut le droit à l’abcès, l'infection (cause rétorqué par le médecin "normal, trop de graisse dans ce ventre")s'en est suivi une hémorragie... résultats des km de mèches (lol) pendant 5 mois à changer tous les jours... une vrai galère...
    Nous devons toujours se montrer plus forte (même si nous le sommes déjà physiquement LOL) mais c'est aussi ce qui fait notre force !!!
    Bon courage Natalouschka

    La générosité est une qualité... étant une femme aux formes généreuses, je suis donc une femme pleine de qualités ;-)

    Lunesa

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    2. Bonsoir Lunesa,

      Merci de m'avoir donné le sourire par ton humour qui fait mouche.
      J'ai moi aussi longuement accompagné ma maman dans les hôpitaux et comme tu as su le souligner je pense que c'est bien pire encore l'attitude que certains personnels ont à l'égard de personnes fragiles...
      Très souvent d'ailleurs ils ne leur parlent pas directement ou alors comme à des personnes qui n'ont plus leurs capacités mentales en lieu et place de leurs capacités motrices.

      Pour jouer à la bonne camarade je peux juste te dire que moi aussi je n'ai pas que des mèches sur la tête lol, j'en ai une au côté droit là où se trouvait la lame d'environ 20 cms...

      Les aventures continuent encore...aujourd'hui même j'oscillais entre rire et pleurs.

      Je t'embrasse et te remercie d'avoir prêté de l'attention à mon long texte et de me soutenir ainsi. Cela me fait chaud au coeur...

      Natalouschka

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