mercredi 31 octobre 2012

Histoire de fantôme 2...

Et oui! Parce qu'il y a des histoires comme ça auxquelles nous n'échappons pas!
Il y a peu je vous narrais une des histoires qui me sont arrivées et qui font qu'aujourd'hui plus encore qu'hier je crois en la vie après la vie...
Nombreuses,comme je vous l'ai raconté, ont été mes expériences et puisque la première a eu un certain succès auprès de vous je récidive avec une seconde histoire.
A l'époque je travaillais dans ce fameux château dans lequel s'est déroulé la première histoire de fantôme.
Même lieu mais autre histoire. Deux jours avant que ne se produise l'évènement j'étais assise avec une de mes petites collègues dans la cour d'honneur du château. J'étais venue pour lui tenir compagnie car elle effectuait une garde de nuit lors d'un concert donné dans l'enceinte du château.
Pendant que le concert se déroulait nous papotions toutes les deux, assises sur le banc qui était installé près des chaines limitant l'accès à la cour d'honneur. Le banc se situait juste devant un des soupiraux de la cour.
Ma collègue était en train de me raconter des cauchemars qu'elle faisait de plus en plus précisément depuis quelques temps quand j'ai vraiment ressenti comme une présence. D'un seul coup j'ai ressenti comme un gros malaise, en fait je me sentais vraiment pas à l'aise et j'avais la sensation que quelqu'un écoutait depuis le soupirail...je tentais d'ailleurs de me raisonner car je me disais que j'étais vraiment ridicule. Ma jeune collègue s'appelait Emilie, je dis qu'elle était jeune mais je l'étais tout autant à l'époque...continuait à me raconter des détails de plus en plus glauque de son cauchemar et je me suis sentie obligée de lui demander de s'arrêter tellement je me sentais mal. J'avais une peur incontrôlable en moi. La fin de soirée se termina sans que quoi que ce soit ne se passe.
La fameuse cour du château avec les soupiraux qu'on voit très bien sur cette photo ainsi que les bancs!
Deux jours plus tard donc, c'était l'été, nous attendions nos groupes assises sur le fameux banc. Nous étions dans la même situation. Elle était assise sur le banc à ma droite et il y avait une autre de nos collègues (Sylvie) qui se tenait debout face à nous. Nous avions encore une conversation animée mais plus culturelle celle ci. Il faut dire que mes deux petites camarades étaient étudiantes et soutenaient des thèses.
Au beau milieu de la conversation j'ai soudain entendu provenant du soupirail un cri qu'il me serait difficile aujourd'hui encore d'oublier. Je ne saurais jamais le reproduire mais je l'entends presque encore...
Le cerveau...notre cerveau fonctionne à toute allure parfois donc la toute première chose que je me suis dite c'est que c'était un de mes collègues qui voulaient nous faire une blague. Mais très vite j'ai compris que ce n'était pas ça et si j'avais le moindre poil sur ma personne je crois qu'il a commencé à s'hérisser. Le cri devenait menaçant, ça n'était pas animal...et j'ai imaginé que cela aurait pu être celui d'un homme qui se serait retrouvé bloqué pendant une éternité avec de la terre dans la bouche et qui parviendrait enfin à l'éjecter pour crier. Le cri donnait l'impression que plus il montait en puissance et plus il allait exploser au niveau du soupirail.

le Cri par Rodin

Mes pensées fusaient à très grande vitesse et après avoir compris que ce n'était pas une blague j'ai tourné la tête lentement en direction d'Emilie, pensant que j'étais seule à entendre. Mais dans le regard d'Emilie j'ai croisé l'espèce d'effroi qu'elle a du lire à son tour dans le mien de regard...Nous nous sommes levées sans aucune concertation en poussant des cris d’orfraie. Après avoir parcouru quelques mètres en courant pour nous éloigner du soupirail Emilie m'a demandé "Tu as entendu?" et moi j'ai dit "oui" soulagée de savoir que je n'avais pas eu des illusions auditives ou alors que nous étions au moins deux. Sylvie, quant à elle, aussi près soit elle de nous n'avait rien entendu et fut frappée de stupeur au vu de notre réaction. Mais Emilie n'avait cure de ça et elle me demanda de l'accompagner immédiatement dans les caves (le soupirail donnant sur celles ci) pour voir si il y avait supercherie ou non. Nous sommes descendues chancelantes mais en quatrième vitesse et les caves étaient plongées dans le noir le plus total, rien ne troublait le silence, tout était fermé et cadenassé. Le plus surprenant c'est qu'à chaque fois que nous nous sommes revues Emilie et moi nous avons évoqué cette aventure parce que non seulement elle nous a marquées mais que de plus nous avions exactement la même version et vision de la scène qui s'était déroulée. Nous avions eu les mêmes sensations et la même façon de raconter l'histoire. Lorsque l'histoire fut racontée à deux de nos collègues hommes qui avaient eu eux mêmes des histoires plus ou moins étranges sans vouloir l'avouer, ils ont décidé de faire un essai. Ils sont allés dans les caves, ont crié de toutes leurs forces depuis le soupirail mais dans la cour nous n'entendions rien...



Un soupirail
Natalouschka

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